Phases

Les différentes phases de la maladie

La primo-invasion :

Elle peut se situer dans les 15 jours Ă  deux mois de l’infection mais elle n’est pas systĂ©matique.

Elle peut se traduire par de la fièvre tenace, des courbatures, des adénopathies, des inflammations de la peau, des diarrhées. Cette phase est appelée le syndrome rétroviral aigu.

Le choc de la nouvelle

Apprendre que quelque chose va vous changer la vie, souvent quand vous n’ĂŞtes pas prĂ©parĂ©. Apprendre que quelque chose peut vous Ă´ter la vie. Le choc est toujours violent.

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Il faut s’ouvrir Ă  des gens qui savent de quoi ils parlent. Les mĂ©decins, les centres spĂ©cialisĂ©s sont nombreux. L’important est de chercher Ă  comprendre. Et vite, car le sĂ©ropositif ne dĂ©veloppe pas automatiquement la maladie du sida.

info-sida-service.org – urgence – 0 800 840 800

« ligne de vie » 0 801 037 037

Liste des associations – Voir liens commentĂ©s

La période asymptomatique :

Les chercheurs ne savent pas encore pourquoi la phase de latence laisse la place Ă  une phase d’activation.

Pour celui ou celle qui est traitĂ©, un arsenal important (marqueurs de substitution, quantitĂ© de HIV dans le sang, capacitĂ© de produire des anticorps, etc.. ) permet de suivre l’Ă©volution de la situation, mais, lĂ  encore, il faut bien faire la diffĂ©rence entre le developpement du sida et l’apparition de certains troubles.

A ce stade, s’il n’y a pas de troubles majeurs, le problème du sĂ©ropositif est proche d’une personne qui gère un diabète ou une maladie chronique nĂ©cessitant une grande attention. Un nouvel Ă©quilibre peut se retrouver.

Ceux qui déclenchent la maladie voient certains symptômes apparaitrent : candidose orale, zona ophtalmique, diarrhée prolongée ou perte de poids.

Pour les personnes qui n’ont jamais fait de test, il faut faire attention Ă  la durĂ©e d’un symptĂ´me persistant.

Parmi les symptĂ´mes possibles :

  • fièvre persistante
  • sueurs nocturnes
  • enflure des ganglions
  • lĂ©sions cutanĂ©es
  • fatigue extrĂŞme
  • perte de poids
  • diarrhĂ©e
  • douleurs abdominales
  • troubles respiratoires
  • troubles neurologiques
  • infections vaginales chroniques

Le développement de la maladie chronique :

On peut rester séropositif et donc présenter une réponse positive aux tests sérologiques HIV pendant plus de dix ans, sans développer les symptômes qui définissent la maladie du sida.

Les centres de lutte et de prĂ©vention contre les maladies, sous l’Ă©gide de l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS), ont Ă©tabli une dĂ©finition officielle pour le diagnostic du sida.

Ce diagnostic dépend à la fois du nombre de cellules CD4 par millimètre cube de sang. (Il y a trois catégories : = à 500, entre 200 et 499, <= à 200) et de la présence de maladies opportunistes caractéristiques.

Depuis 1993, vingt-cinq maladies ont été répertoriées comme étant caractéristiques du sida. Voir maladies opportunistes (ci-dessous).

Dans la phase symptomatique précoce qui peut durer de quelques mois à plusieurs années, il y a une chute rapide des numérations des lymphocytes T-CD4 (500-200 cellules par mm3).

La phase symptomatique tardive peut, elle aussi, durer de quelques mois Ă  plusieurs annĂ©es. Les patients ont des numĂ©rations de CD4 infĂ©rieures Ă  200 et ils subissent d’autres infections opportunistes caractĂ©ristiques du sida.

Un syndrome d’atrophie avec perte progressive de poids et fatigue extrĂŞme s’observe chez de nombreux patients ayant atteint cette phase. Le système immunitaire est maintenant en Ă©tat d’insuffisance grave.

Les maladies opportunistes :

Ces maladies profitent d’un système immunitaire qui n’est plus capable de protĂ©ger l’organisme.

L’apparition de n’importe laquelle des vingt-cinq infections opportunistes confirme le diagnostic clinique du sida chez les individus sĂ©ropositifs.

L’infection opportuniste la plus frĂ©quente est la pneumonie par Pneumocystis carinii causĂ©e par un champignon qui existe dans les voies aĂ©riennes de tous les individus. On remarque aussi des pneumonies bactĂ©riennes (dues Ă  plusieurs types de bactĂ©ries dont Streptococcus et Haemophilus) et la tuberculose (infection respiratoire bactĂ©rienne causĂ©e par Mycobacterium tuberculosis).

Au cours de la phase tardive du sida, la dissĂ©mination de l’infection par Mycobacterium avium peut provoquer fièvre, perte de poids, anĂ©mie et diarrhĂ©e. On trouve aussi des symptĂ´mes associĂ©s Ă  certaines infections bactĂ©riennes du tube digestif (dues Ă  Salmonella, Campylobacter, Shigella ou d’autres bactĂ©ries).

D’autres infections fongiques, ou mycoses, sont frĂ©quemment observĂ©es chez les patients. La candidose orale ou muguet (infection de la bouche par le champignon Candida) survient frĂ©quemment au dĂ©but de la phase symptomatique chez un grand nombre de patients.

On note aussi les infections par des espèces de Cryptococcus, qui provoquent des méningites chez 1 patient sur dix.

Des histoplasmoses dues Ă  Histoplasma capsulatum affectent jusqu’Ă 

10 % des patients et causent une perte de poids, de la fièvre et des complications respiratoires, ainsi que de graves complications au niveau du système nerveux central, y compris des formes de dĂ©mence, si l’infection atteint le cerveau.

Les infections opportunistes virales, spĂ©cialement par des membres de la famille des virus de l’herpès, sont frĂ©quentes. L’un des membres de cette famille, le cytomĂ©galovirus (CMV), infecte la rĂ©tine et peut causer la cĂ©citĂ©. Un autre virus de la mĂŞme famille, le virus Epstein-Barr, peut entraĂ®ner la transformation cancĂ©reuse des globules sanguins. Les infections par les virus herpĂ©tiques de type 1 et 2 provoquent des lĂ©sions orales et pĂ©rianales Ă©volutives.

De nombreux malades du sida dĂ©veloppent des cancers, dont les plus communs sont le sarcome de Kaposi et le lymphome malin (ou hĂ©matosarcome) Ă  cellules B. Le sarcome de Kaposi est un cancer des vaisseaux sanguins qui provoque des lĂ©sions cutanĂ©es pourpres pouvant s’Ă©tendre aux organes internes et provoquer la mort.

Dossier réalisé par M.P., publié le 7 février 2001

Revu le 5 mars 2002

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